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  • Je chante et dessine pour faire exister mes mondes, au moins l'espace d'un instant... La mélancolie, c'est quelque chose qui m'a toujours collé à la peau... Ca fait mal, mais ça me prouve que j'existe et que je suis encore capable de coeur.

Survivre ?

Il faut bien survivre... Il faut bien manger... avancer, devenir quelqu'un... Pour pouvoir mourir satisfait... Si pas de la vie ou des autres, satisfait de sa propre existence.

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 19:38

Couv Lanna final copie

 


 

Mourir demain au bout d’une demi existence, partir sans rien laisser derrière…

Tout ça n’aurait servi à rien, se lever, se battre parfois, faire des choix et rêver à la lune.

Non, il faut au moins que je fasse quelque chose de bien, que quelqu’un se souvienne.

La dépression de ce siècle, nos médisances et notre scepticisme quant à l’avenir…

Epoque qui ne reconnaît plus la différence, lisse nous sommes tous en la surface.

Il est humainement improbable que je détienne la vérité sur les choses et les autres.

Pour un moment encore je suis la ligne qu’on a tracée pour moi, sourire aux lèvres

car il y a des gens qui m’aiment, j’aimerais être aussi belle qu’eux à la lueur du jour.

Perdus nos paris, regarde-les, ceux qui n’attendaient que nos ratés pour s’en gargariser...

Petit soldat rêvait d’épanouissement hors de portée pour ses petits bras, il pensait autrement,

il faisait abstraction de l’avis des autres mais en fin de compte il s’avère incapable de se libérer du « qu’en dira-t-on »…

Alors dans une dernière respiration, pensées confuses il emporte avec lui ses questions.

 

On finira par se tourner vers quelqu’un qui nous ressemble, après avoir essayé si longtemps d’exister dans les yeux de ceux qu’on aurait voulu séduire. On a croisé tant de faux culs, tellement de gens bien intentionnés… Qui sommes-nous à présent parmi toutes ces choses qu’on a dites de nous… Nos écrits sont aussi flous que notre connaissance de nous-mêmes…

T’as vu ce qu’on laisse, t’as vu de quoi on est capable, les voies qu’on se choisit… Encore une fois le rationnellement correct nous réconcilie avec la vie, le chemin est droit, les envies multiples,  « mais petit tu as fait ce qui était juste »… Encore un croisement, je t’aime misérable vie, je m’accroche sous ma bannière, tissu au vent de convictions minables, je t’appelle « liberté », viens réchauffer ma peau au soleil de la  médiocrité…  Aux rayons de la déchéance de l’espèce, ce petit qui joue à la balle croit aux théories de l’égalité… Nous sombrons plus vite car nos os sont plus lourds, chérissons moins bien car nos mœurs sont plus légères, fuyons plus vite grâce à nos muscles plus élastiques. Que reste-t-il de mon père dans mes gènes ? Mère, j’ai hérité de ta sensiblerie aux aurores de la vie de mon fils et mes minuscules attentes ont écrasé tes si belles utopies.

Par Lanna - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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