Je chante et dessine pour faire exister mes mondes, au moins l'espace d'un instant... La mélancolie, c'est quelque chose qui m'a toujours collé à la peau...
Ca fait mal, mais ça me prouve que j'existe et que je suis encore capable de coeur.
Survivre ?
Il faut bien survivre... Il faut bien manger... avancer, devenir quelqu'un... Pour pouvoir mourir satisfait... Si pas de la vie ou des autres, satisfait de sa propre
existence.
"Nous n'avons d'autre choix que de nous laisser porter au gré des vagues de l'océan du
temps"
Ji Di
Je me souviens de cette après-midi chez ma mère, il faisait chaud, j'avais le coeur lourd, rempli de ces problèmes d'adolescente. Je venais d'acheter le single d'Andrea Bocceli, "Con te
partiro", le glissais dans le lecteur cd et me couchais sur mon lit après avoir entre-fermé les rideaux de mes fenêtres. Doucement le vent venait me caresser le menton, des rayons plus
curieux que les autres s'infiltraient au gré du va-et-vient des tentures...
Mes soucis en tête et dans le ventre, bercée par la musique, je finis par m'endormir dans la chaleur de cette petite chambre un jour d'été.
Parfois, quand le soleil est généreux, il m'arrive de ressentir la même sensation qu'à mon réveil... Cet apaisement de l'esprit, lorsque la vie nous crie que nos problèmes ne sont pas si graves,
qu' "Avec le temps, va, tout s'en va.". La fraîcheur de ces fins d'après-midi de juillet, la porte qui s'ouvre et puis claque, dans une discussion plus ou
moins intéressante, ma mère et ma soeur rentrent d'avoir été faire les courses.
Après avoir fui la maison, fais des choix parfois bons, souvent douteux, après toutes ces années passées à chercher mon équilibre et mes racines... Aujourd'hui je sais que ces jours ont les
parfums du bonheur.
Avancer, pour oublier, tromper la vie, encore une fois, un moment dans le temps…
Les blessures cicatrisent, c’est étrange… Nos corps vieillissent en un instant mais nos cœurs restent intactes, de douces espérances, des rêves toujours aussi basiques, une envie de
briller...
Pour ne rien regretter, tout expérimenter car le monde est vaste et toutes les
danses ont leurs subtilités, le ciel, une mer immense et la caresse du soleil n’est pas partout la même… Dame fortune, je crois toujours en toi comme en les nuages et le vent, il y a déjà
longtemps que ma civilisation a troqué ses légendes contre des idéaux plus réfléchis.
Comme les notes de ce violoncelle qui résonnent dans le lointain, on mise tout
sur l’amour... notre vie peut-elle se parfaire dans l’oubli de soi. Parmi tous ces clones j’ai appris à vivre, croiser des gens sans les regarder, sourire, adopter les rictus de l’autre pour
feindre le bonheur, attendre que ce qui doit être fait soit accompli pour commencer à vivre et éprouver… Je déambule entre ces poses de vie. Je n’ai que faire des propositions d’existence, si un
jour j’avais cette suffisance qui est sur le visage de certains travailleurs qui partent le matin, la prétention du « moi je fais ce que je dois », trouverais-je une main assez éclairée
pour me ramener à la réalité. Je quitterais tout sans hésiter pour n’importe quel ailleurs, mais le ciel est trop haut et l’horizon si loin…
Voilou comme le dit le titre, je suis en train de repasser sur mes planches, je
cisaille dans le texte pour que ma bd au final ne ressemble pas à une longue chanson de rap, par ailleurs ma vision sur certaines choses évolue alors pourquoi ne pas marquer cette évolution dans
mes bulles ? J'ai fait pas mal de planches dernièrement mais dans un soucis de chronologie, je ne peux pas les poster maintenant. Je te sens frétiller d'impatience Krilin (mon unique
lecteur :p ).
Mon chat tousse... J'aimerais aimer comme elle, sans jugement, ni rancune... J'ai peur qu'il lui arrive
quelque chose car au fond, c'est mon modèle, je l'enferme dans trois pièces pour mon seul plaisir, quand je rentre le soir, loin de m'en vouloir elle me fait la fête... La nuit, elle dort à côté
de moi, parfois je me retourne et roule sur elle, loin de s'en effrayer, elle ronronne de tout son être... quand elle saute sur mes genoux et que je suis occupée, je la chasse... Sans relâche
elle revient. Lorsque je la prends dans mes bras, elle monte sur mon épaule et s'y installe, j'aimerais être aussi douce qu'elle, j'aimerais être chassée et revenir avec toujours la même
fougue... J'aimerais pouvoir attendre inlassablement et exprimer mes sentiments avec tant de virulence sans colère ni rancoeur... Ma chatte m'est cent fois supérieure en amour alors pour lui
rendre tout ce que je lui dois, je devrais ouvrir la porte et la laisser partir... Mais elle tousse et très égoïstement, j'ai peur qu'il lui arrive quelque chose.
Combien de trésors dorment ensevelis ?
Je suis un pirate au large d’un corps, au large d’un ami je suis.
L’Everest est au pied de nos lits, au milieu d’un tas de briques, harnaché comme on peut au dessus du vide.
Et toi qui mènes la cordée, agrippé c’est mon cœur qui se balance au tien, cloué.
Les mains plongées dans l’eau sale d’une vaisselle, une femme et des tasses pétées en pleine porcelaine, justement celles que l’on aimait , justement celles que l’on aimait, justement Sidi, oh
celles que l’on aimait.
Oh mon Amour, raconte moi Madagh…
Et puis comment Sidi, et puis comment va la vie… dans mes entrailles. Regarde comme je suis faite, Seigneur regarde comme je suis faite.
Tu nous as livré l’âme en pièces détachées. Tout au long de cette chaîne il n’y a rien d’entier et je ne quitterai pas des yeux ce défilé troublant. Quelque part sur ce tapis roulant il y a
celle qu’il me manquait, justement celle qu’il me fallait … justement Sidi, il y a celle qu’il me manquait.
Ils viennent s’échouer sur mes ruines, mes soupirs et je les vois venir, je suis une digue. À chaque bout du fil il y a nos humeurs, quelqu’un qui dit "Je t’aime" et l’autre qui a peur.
De guerres remplis nous sommes, mais l’Histoire ne les retiendra pas. C’est une armée contre un seul Homme... Là-dedans, il y a celle qui nous terrasse et celle qui nous demande grâce, droit
devant, justement, il y a celle qui nous appelle …
Je les entends je les entends je les entends…
"Lanna, regarde moi… Lanna… Finalement je l’ai fait… loin d’un exploit, j’ai
retranscrit ceci, presque tout dessiné et écrit… Dis… Peux-tu sourire sincèrement à nouveau de là où tu es ? Du va et vient de nos rêves qui s’entrecroisent, il ne reste que des odeurs,
des émotions, des couleurs… C’est moi qui avais raison, l’amour véritable ne s’efface pas avec le temps… Dans les contraintes de ce monde, les théories foireuses des docteurs de l’âme spécialisés
en peine de cœur et les objectifs qui passent tôt ou tard par l’argent, il y avait un « nous »… Tout quitter, partir loin, oublier… Il n’y a pas de mot pour « je » chez
les peaux rouges… Nous nous aimons autant qu’au premier jour lorsque nos regards se sont croisés et que nous avons joué notre musique. Nos choix nous ont guidé là où nous en sommes, c’est l’amour
qui continue à vivre à chaque pas. Aime-nous jusqu’à ce que la fortune nous fasse renaître auprès de toi…
Jeunesse passée, adolescence se prolongeant par delà les tournants opaques de la
vie qui
perdure inlassablement. Voici les chroniques de nos vies inutiles, conclusions
maussades calligraphiées à l’encre numérique, une heure dans une existence, combien de la mienne ? Je n’ai plus d’objectif à part toi, plus de cesse que de rêver de ce futur que nous
n’auront pas…
Lanna, ma mémoire affective est engorgée de toi, l’odeur de tes cheveux, la
douceur de tes paumes et nos rêves qui se recroisent quand je t’entends me redire que jamais personne ne m’aimerait comme tu l’as fait. Demain il ne restera rien… demain il ne restera rien de
nous que ces quelques pages abandonnées sur le bas coté d’un sentier depuis longtemps oublié…
Ami, tu t’en vas le sourire aux lèvres, est-ce vers ton destin que tu marches
?
S’il s’agit de tes rêves, je serai le vent qui te porte et te pousse vers
l’avant… Dans l’immensité de cette vie, tu t’es choisi un chemin qui me semble si compliqué... Ca peut paraître stupide, mais comme un frère je t’aime… S’il te plait prends soin de toi... et nos
jours à regarder la vie passer, emporte-les avec toi, qu’ils te portent et t’emmènent vers des ailleurs aux couleurs de tes songes. J’aurais tant voulu pouvoir t’aiguiller, te montrer ce chemin
que j’ai mis tant de temps à trouver… S’il te plaît ne change pas… Vis, vois, je te souhaite le meilleur, fais de ta vie une œuvre d’art…
Ces pages te sont dédiées, même si elles ne parlent pas directement de
toi...
A Busheron, parti le coeur léger vers la Lègion Etrangère.
Derniers Commentaires