Et la vie va
Avancer, pour oublier, tromper la vie, encore une fois, un moment dans le temps… Les blessures cicatrisent, c’est étrange… Nos corps vieillissent en un instant mais nos cœurs restent intactes, de douces espérances, des rêves toujours aussi basiques, une envie de briller...
Pour ne rien regretter, tout expérimenter car le monde est vaste et toutes les danses ont leurs subtilités, le ciel, une mer immense et la caresse du soleil n’est pas partout la même… Dame fortune, je crois toujours en toi comme en les nuages et le vent, il y a déjà longtemps que ma civilisation a troqué ses légendes contre des idéaux plus réfléchis.
Comme les notes de ce violoncelle qui résonnent dans le lointain, on mise tout sur l’amour... notre vie peut-elle se parfaire dans l’oubli de soi. Parmi tous ces clones j’ai appris à vivre, croiser des gens sans les regarder, sourire, adopter les rictus de l’autre pour feindre le bonheur, attendre que ce qui doit être fait soit accompli pour commencer à vivre et éprouver… Je déambule entre ces poses de vie. Je n’ai que faire des propositions d’existence, si un jour j’avais cette suffisance qui est sur le visage de certains travailleurs qui partent le matin, la prétention du « moi je fais ce que je dois », trouverais-je une main assez éclairée pour me ramener à la réalité. Je quitterais tout sans hésiter pour n’importe quel ailleurs, mais le ciel est trop haut et l’horizon si loin…
